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| Carnet de Voyage |
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2 Juillet 2008
Nous voici, pour la dernière fois, à nouveau au Chili et y
entrons par ce « fameux » Paso Jama. Nous avons déjà décrit cette route que nous avons faite il y a quelques mois (Carnet de Voyage Chili, page 7). Les paysages, cette fois-ci, sont un peu différents car nous sommes en hiver. Les cimes au loin ne sont toujours pas enneigées,
Tard dans la soirée, nous arrivons à San Pedro de Atacama. Nous y bivouaquons sur la place. Il fait très, très froid…… (Carnet de Voyage Chili, page 7)
Le lendemain nous reprenons la route pour Calama et nous nous y installons pour quelques jours (Carnet de Voyage Chili, page 7). Le temps y est chaud dans la journée, mais la nuit, les températures sont négatives, de l’ordre de -5°. Les duvets sont de sortie !
De Calama à Iquique (du 3 au 9/07/08)
Et là, c’est de l’inédit ! Une fois encore nous avons eu beaucoup de plaisir à passer quelques jours à Calama. C’est vraiment une ville joyeuse. Nous en sortons, et
sommes tout de suite dans le vif du sujet, ici, le désert. Même si cette ville est en plein désert, quand on y est, on en perd vite le sentiment, mais dès la dernière maison passée le sujet s’impose avec force. Le Désert d’Atacama a vraiment de multiples facettes et de multiples couleurs. Ici, c’est le blanc qui s’impose de façon presque uniforme. Les paysages sont légèrement vallonnés et alors la route est fantaisiste et quand elle est creusée dans ces vallons, elle est à perte de vue. Dans toute cette zone, on peut dire que ce désert est vraiment sans vie aucune. Les symboles de la vie les plus marquants sont
Le désert est raisonnable et il sait que s’il ne change pas de facette, l’intérêt qu’il présente devient moindre,
alors, il se met à changer et nous voilà avec d’immenses champs de cailloux, bordés de collines, tout autour de nous. Et les cailloux, le Scribe les adore, c’est presque la même passion que pour les cactus. Il faudrait s’arrêter à tout de bout de champ pour voir s’il n’y a pas un caillou particulièrement intéressant. Chouchou pense que nous avons bien 20 kilos de cailloux divers et variés dans Jules, mais, tout le monde le sait, il exagère tout le temps, celui-là !
Après tous ces beaux cailloux, une grande surprise arrive : le Rio Loa, pauvre Rio Loa, comment a-t-il pu résister à ce foutu climat et avoir encore un peu d’eau en
arrivant ici ? Ce Rio est l’un des rares dans ces 2000 kilomètres de désert à réussir à finir sa course dans l’Océan. Nous pouvons dire qu’il ne semble pas nerveux du tout, du tout, mais, malgré sa grande faiblesse, il apporte une réelle note de fraîcheur à cet environnement. Ensuite, cela change encore, c’est d’abord la composition des montagnes qui a changé ; elles sont constituées d’un amalgame de terre, gros rochers et cailloux et se resserrent petit à petit pour finalement border la route au plus près. Nous commençons le franchissement de la « Cordillera de la Costa » et cela grimpe mucho, mucho !
Certains passages sont très impressionnants. Les panneaux « chutes de pierres » ne
Puis, l’Océan approche et, au détour d’un virage, il est là et la ville de Tocopilla (23 350 habitants) est là aussi, bien coincée entre les montagnes et le port. Elle est bien, bien laide et bien, bien sale…. Et pour l’enlaidir encore plus, rien de mieux que la monstrueuse et hideuse centrale thermique installée dans la ville, laquelle a été construite pour alimenter
C’est par la côte que nous poursuivons la route, dommage, beaucoup de brumes. Malgré ces brumes, nous nous rendons bien compte que cette côte est très belle.
Parfois, nous la longeons et parfois nous la surplombons. Les massifs rocheux recouverts de guano sont extrêmement nombreux sur le parcours et sont vraiment d’un bel effet, même dans les brumes. Quelques petits villages bordent parfois les plages. Ils sont tous identiques : petites maisons de bois, le plus souvent sur pilotis, plus ou moins colorées. Nous n’imaginons pas un instant pouvoir vivre dans ces villages si coupés du monde et où, le plus souvent, l’eau est livrée par des camions-citernes.
Nous nous sommes arrêtés au petit village de « Pabellon de Pica » et c’est
C’était vraiment charmant ce village, mais la route reprend. Quand nous quittons ce genre de bivouac, nous
sommes toujours un peu moroses car nous pensons que nous manquons quelque chose en n’y restant pas plus longtemps. Cela dit, d’autres curiosités nous attendent et la prochaine c’est la « chasse » aux tortues géantes que l’on doit mener sur la plage de « El Aguila », récemment déclarée « Sanctuaire de la nature ». La plage est immense en longueur et très large. Son accès se fait par une
Nous n’avons pas eu de chance avec les tortues, mais nous savons que nous en aurons avec les lions de mer.
Quand on nous dit qu’il y a une « Loberia » quelque part, nous y
Nous cherchons longtemps et ne trouvons pas. Nous avions aperçu un peu plus loin une centrale électrique et nous décidons d’y aller pour nous renseigner. Le gardien commence à nous expliquer et puis sort une voiture qui vient vers nous et le chauffeur, renseigné par le gardien sur notre demande, nous dit de le suivre, il va nous conduire à l’embranchement de la piste. Ouf, on va les voir les petites bêtes ! Effectivement, ce n’était pas facile du tout à trouver.
La piste est très belle, vallonnée, rocheuse, le bleu de l’océan profond et nous avons de la chance, le ciel est bien bleu. Au bout d’un moment, nous laissons Jules, trop de sable, et nous continuons à pied. Nous marchons un bon moment et toujours rien et surtout pas de cri et pas d’odeur
Voir toutes ces petites bêtes c’est un vrai bonheur et l’on a le sentiment devant elles que l’on retombe en enfance. D’autres bébêtes (ça c’est l’enfance !) dans la place, l’endroit est riche et l’on y compte plus de 50 espèces d’oiseaux et mammifères. Nous avons aussi été impressionnés par tous les rapaces perchés sur les sommets des îlots et qui attendent leur pitance. Elle ne doit pas manquer ici, entre oiseaux et lions de mer, et à en juger par tous les squelettes des uns et des autres qui gisent aux pieds des rochers.
Cet endroit est merveilleusement beau, serein et c’est un grand bonheur que d’y être et de le déguster comme nous le faisons et tout seul. L’endroit est très isolé et c’est tant mieux car il n’est absolument pas détérioré par l’homme. Une fois encore la nature nous montre du magique. Nous nous sentons immensément bien après avoir vu un tel endroit et c’est très difficile d’en partir car nous savons qu’alors le charme sera rompu....
Après cela, comme promis, nous retournons voir Genenova dans son village. Nous la trouvons entourée de sa marmaille de cockers bébés, mignons comme tout et nous lui faisons un petit compte rendu de la balade et surtout lui disons le plus grand bien
Après ce bol d’air frais, nous poursuivons notre chemin le long de l’Océan, puis après 2330 quelques kilomètres nous bifurquons dans la montagne pour visiter la plus grande mine de sel à ciel ouvert au monde, la Mina Punta de Lobos,
Après toutes ces visites, un temps de repos s’impose et nous nous rendons à Iquique, au bord de l’Océan, pour déguster à loisir notre temps libre !
Iquique – 165 000 hab. – (du 10 au 15/07/08)
Dès qu’on entre dans cette ville, on sent qu’on va l’apprécier et que c’est la bonne ville pour faire une étape de quelques jours.
Elle est construite dans une étroite bande de terre comprise entre l’océan et une chaîne de montagne dont certains sommets ont une hauteur de plus de 600 mètres, bande si étroite parfois que l’on pourrait penser que cette ville fut construite sur la plage. Une partie de la ville est collée à une gigantesque dune de sable, le « Cerro Dragon », la plus grande dune du monde en ville. Cette dune mesure 3,5 kilomètres de long et fait 175 mètre de hauteur. Elle est déclarée sanctuaire de la nature.
Iquique et sa région ont été le berceau de l’industrie du nitrate et du salpêtre pendant de nombreuses décennies. Ces activités ont disparu aujourd’hui.
Les activités actuelles d’Iquique sont la pêche et la transformation des produits de la pêche. C’est le premier port mondial d’exportation de farine de poissons. Pour faciliter les exportations, une « Zona Franca » a été créée en 1975. Le tourisme aussi est une activité importante de la ville.
La ville est très agréable et à tout ce qu’il faut pour être une ville balnéaire. Ses kilomètres de plages de sable blanc sont vraiment magnifiques et sont bordés de kilomètres de promenades très agréables. De plus, le climat y est très doux toute l’année et l’eau n’y est jamais froide. Dommage qu’en hiver le temps y soit souvent couvert une partie de la journée. Iquique est un paradis
La ville comporte une zone moderne, en front de mer, sans trop de tours, mais quand elles y sont, elles abordent allègrement les 30 étages. L’intérieur de la ville
est construit de petits édifices ou de petites maisons avec des quartiers plus ou moins beaux. Le plus beau est celui des années 1800 avec son secteur Baquedano, piétonnier, où les anciennes maisons de style Georgien, construites tout en bois, sont magnifiques ; les trottoirs aussi sont en bois. La place Arturo Prat est également bien pourvue en beaux édifices en bois, notamment le Théâtre, la Tour de
l’Horloge et le Kiosque. Les
Le port est un quartier intéressant et bien dynamique. Les pêcheurs y vendent leurs poissons et nous en avons acheté. Leur présence attire non seulement les gens mais également les lions de mer et toute une cohorte d’oiseaux dont les plus nombreux sont les pélicans. Quand un pêcheur jette à l’eau les détritus du poisson qu’il a préparé, c’est la guerre dans l’eau ! Des petites criques de place en place dans le port sont des refuges où les lions de mer viennent se prélasser.
Nous avons beaucoup aimé cette ville et pensons que c’est un bon endroit pour venir passer quelques semaines de vacances.
De Iquique à Arica (du 15 au 17/07/08)
Iquique, lorsqu’on la quitte pour franchir la Cordillera del Mar, nous offre de bien belles vues sur tous ces quartiers mais surtout sur sa magnifique dune de sable.
Après quelques kilomètres de grimpette dans des beaux paysages sablonneux, nous nous arrêtons pour visiter les usines et la ville fantômes d’Humberstone. C’était
un complexe d’extraction et de traitement du nitrate où travaillaient 3000 mineurs. Le
sentiments étranges et finalement, pour ce qui nous concerne, on en ressort sans savoir si on aime ou si on n’aime pas voir ce genre d’endroit, autrement dit, il y a comme un malaise….. Les autres villes fantômes que nous avons déjà vues ont été abandonnées parce que les mines étaient épuisées alors qu’ici, la ressource existe encore en grande quantité mais les besoins en nitrate et salpêtre sont aujourd’hui très réduits. Humberstone est classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’Unesco.
Après cette visite chez les fantômes, nous nous dépêchons d’aller à La Tirana où se fête la « Virgen del Carmen » et où, nous dit-on, il y aura beaucoup de monde et beaucoup de festivités. Cette fête est une des plus importantes du Chili. Elle attire, tout d’abord, beaucoup de pèlerins, mais aussi beaucoup de ballets de danseurs et de groupes de musiciens de tout le pays et des pays limitrophes.
Sur le parcours, bien des kilomètres avant d’arriver au
village, nous voyons un grand nombre de pèlerins aller à pied à la fête. Quand nous arrivons au village, c’est la grande effervescence. Nous sommes déviés et dirigés vers des stationnements un peu à l’écart du village. Alors, nous voyons d’immenses espaces de voitures,
matelas sur les toits, avec un peu partout des tentes entourées de casseroles, de fil à linge et des tas de bric à brac, comme pour une rêve-partie. Il n’y a pas d’hôtel dans le village. Nous finissons par trouver un espace pour Jules et filons au village.
Le village : beurk, beurk et beurk, moche comme tout. C’est un village de 800 habitants et environ 230 000
personnes de plus pendant la fête. Les temps forts sont les 15 et 16 juillet, nous y sommes le 15. Très vite, nous sommes dans le vif du sujet avec les groupes de danseurs et la musique. C’est une orgie de couleurs, de costumes, de masques, de chapeaux emplumés, de tresses joliment enrubannées, de vierges costumées à tous les coins de rue et plus encore, portées par des hommes. Dans toutes les rues du village c’est la même chose. Tous les visiteurs eux aussi dansent et chantent
Un après-midi passé ici nous a suffi et nous n’avons pas envie de rester bivouaquer dans ce village avec toute cette foule, alors nous filons vers Pica.
Nous y parvenons après avoir parcouru un désert d’une platitude encore pas vue jusqu'à présent, pas le moindre caillou pour faire désordre et avec un horizon toujours plus fuyant. Nous avions le sentiment de rouler sur une plage. Plus loin, l’horizon est enfin borné et par du vert, c’est l’approche de la petite oasis de Matilla. Nous la traversons et quelques kilomètres après, nous sommes à Pica.
Pica, 1350 mètres d’altitude et 2650 habitants, est une magnifique oasis dans ce grand désert. Un peu avant d’entrer dans le village, on se retrouve sur une route bordée
Se balader dans les rues de ce village est très agréable. C’est le plus verdoyant de tous les villages que nous avons vus. Dans les jardins et patios, d‘énormes bougainvilliers tout en fleurs et la place du village a plus des allures de forêt tant elle est pourvue en arbres. Une église un peu massive, à tel point qu’il n’y a pas moyen de la prendre en photo, borde un côté de la place. Nous y sommes entrés et avons été étonnés par la représentation de la Cène, grandeur nature, qui est faite à l’entrée de l’église. Et là encore, nous avons pu voir que les personnages sont tous habillés et non peints comme chez nous. Nous pouvons voir également le drapeau de la nation dans les églises.
Des piscines naturelles, avec une eau à 30° existent aussi à Pica. Malheureusement, elles étaient fermées à notre passage.
L’eau de Pica provient de quelques nappes souterraines et des montagnes. Le grand souci aujourd’hui pour ce village, c’est que de plus en plus d’eau est captée dans la Quebrada de Quisma, toute proche, où arrive l’eau des montagnes, pour être distribuée aux villes côtières. La désertification est en marche à Pica.
Nous quittons ce charmant village et faisons un détour pour voir ce qui se passe sur la Quebrada de Quisma et dans son hameau qui la surplombe. Là, c’est un autre décor puisqu’il y a ce grand
Ensuite, nous apercevons une dame dans son verger et lui demandons si nous pouvons acheter des fruits et la réponse est oui. Du coup, nous
Bien rafraîchis pendant ces deux journées dans la verdure, nous sommes repartis allègrement vers notre désert pour des étapes culturelles. Dans toute cette zone du Désert d’Atacama un important héritage culturel précolombien de Tribus indiennes est présent sous forme de géoglyphes présents en grand nombre et sur de grands espaces.
Nous commençons notre circuit par les géoglyphes de la « montagne peinte » à Pintados. L’accès s’y fait par une
piste de quelques kilomètres dans un environnement d’abord sans aucun relief, puis au fur et à mesure que nous avançons, nous entrons dans le monde du chaos. D’un côté nous avons la montagne qui semble bien épuisée et à ses pieds des amas de rochers et cailloux et, de l’autre côté, le sel à perte de vue. On a le sentiment dans ces espaces de sel que le
sol bouillonne tant il a de relief, l’endroit est magnifique mais pourrait générer l’angoisse. Les couleurs y sont chaudes Dans cet endroit, il y a une grande quantité de géoglyphes sur les montages. On peut en voir sur un parcours de 4 kilomètres et sur 50 000 mètres carrés ; 964 panneaux représentants humains, animaux et toute une série de dessins géométriques et abstraits. Certains panneaux atteignent des tailles énormes.
Sur ce site, les géoglyphes sont
Personne aujourd’hui n’est en mesure de connaître la signification exacte de ces dessins mais tous s’accordent à reconnaître la grande esthétique qui caractérise ces ensembles. Certains spécialistes pensent qu’une des significations possibles pour certains dessins, serait qu’ils servaient de bornes ou de signalisations pour les nombreuses caravanes qui traversaient le désert. D’autres dessins seraient peut-être des emblèmes tribaux ou des symboles mystiques. Certains ressemblent fortement aux lignes de Nazca au Pérou. Ces géoglyphes auraient été réalisés entre 400 ans avant JC et 1400.
Un panneau nous annonce le début du site, alors nous laissons Jules et partons faire notre exploration à pied. Très vite, nous apercevons les premiers panneaux, ils sont gigantesques, occupent chacun tout un pan de
montagne. Nous sommes complètement subjugués, on peut même dire sous le choc. Un grand nombre de ces dessins sont parfaitement lisibles et sont d’une très grande variété et il faut du temps devant chaque massif pour être sur de ne pas en avoir manqué un, bien que certains, en haut des sommets soient plus difficiles à lire. Nous passons ainsi de massif en massif, à l’aller,
Nous avons pris goût aux géoglyphes et c’est fébrilement que nous quittons ce bel et mystérieux endroit pour atteindre le « Géant d’Atacama ». Une autre surprise nous attend quelques kilomètres plus loin : nous entrons dans la forêt, alors que nous sommes dans les plus longs salars du désert. C’est la « Reserva Nacional Pampa del Tamargal. In-cro-ya-ble ! Cette forêt qui couvre une superficie de 102 000 hectares est artificielle. Mais, des
La forêt nous lâche et quelques kilomètres après, nous trouvons notre piste pour voir le fameux géoglyphe, le « Géant d’Atacama ». C’est une très jolie piste toute bordée de hautes dunes de sable et des massifs montagneux à l’avant. Nous contournons en partie un massif, le Cerro Unita, mais nous ne voyons rien. Nous faisons demi-tour, stationnons Jules et faisons le tour de l’autre côté et là, nous le trouvons le Géant : il est magnifique. Ce géoglyphe mesure 86 mètres de hauteur, c’est le plus grand de la préhistoire. Il est sur un massif pas très haut et sa tête se termine au ras du haut du massif. Les spécialistes pensent qu’ils a été réalisé 900 avant JC. Il est entouré, sur un côté, d’autres géoglyphes abstraits. Là encore l’endroit est merveilleusement beau.
Après tout ce sable du désert, allons voir si le sable de l’océan est aussi envoûtant ! Alors à nous Pisagua !
La dernière partie de la route qui mène à ce village est vertigineuse et impressionnante. Elle descend, on peut le dire « à fond la caisse », n’arrête pas de tourner et est à flanc de montagne. Les ravins sont à couper le souffle et Valérie n’en mène pas large, elle a le vertige. C’est tel, qu’au bout d’un petit moment, les freins avaient tellement chauffés, que cela sentait très mauvais. Valérie très angoissée…. Quand la mer commence à ne plus être trop loin, nous sommes envahis par les brumes ce qui n’arrange rien pour Valérie, encore plusssss peur, la grosse….. et enfin le village apparaît bien bas, tout au fond, tout minuscule, ce qui veut dire encore quelques kilomètres de descente. Enfin on y arrive, ouf et ouf.
Pisagua (400 habitants) est un joli village vu d’en haut, d’en bas, c’est une autre histoire. Ce village isolé est
construit sur une plaque rocheuse au pied d’une très haute falaise. Autrefois, à la belle époque du nitrate, c’était un port d’exportation important. Aujourd’hui, les restes de cette belle époque sont encore visibles mais dans un tel état de délabrement qu’il vaudrait mieux qu’il n’y soient pas, si l’on pense
Aujourd’hui, Pisagua est un bie
Pisagua a aussi un émouvant et lourd passé de l’époque Pinochet. En effet, ses opposants étaient envoyés ici. Après son « règne », un charnier à été découvert dans les falaises.
Nous avons passé un après-midi et une nuit ici. L’environnement de Pica est magnifique. Même si Pisagua est vraiment loin de tout, il ne faut pas hésiter à y venir et la route est tellement belle….
Le sable de l’océan est beaucoup moins envoûtant que le sable du désert.
Le lendemain matin, nous reprenons cette belle route et elle grimpe très très dur et Jules est à 15 km/h pour un bon moment, mais on fini par en avoir le bout ! Après,
c’est tout plat un bon moment et nous arrivons à la piste qui conduit au hameau verdoyant de Tiliviche. Là encore, ce n’est pas triste. Par moment, on se demande si Jules n’est pas trop large pour la piste, la trouille est dans l’air dans Jules une fois de plus ! Enfin on y arrive. Pas un chat dans ce hameau et on ne sait pas trop ou aller pour trouver les géoglyphes. Rien n’est indiqué. On cherche un moment, mais on ne trouve pas. Dommage, il y a ici un géoglyphe de 2000 mètres carrés qui représente un troupeau lamas regardant un homme. Nous sommes bien tristes de quitter l’endroit sans avoir vu ce géoglyphe.
Une fois encore, c’est vers l’Océan que nous poursuivons notre route et nous allons franchir à nouveau la Codillera
de la Costa. C’est une succession de plateaux et de montagnes dans un environnement sablonneux et caillouteux à souhait. Au bout d’un moment, une gorge profonde et étroite apparaît, mais ne semble pas être le lit d’une rivière. Ensuite c’est le Rio Camarones qui surgit et nous sommes étonnés de voir comment il peut être encore fringuant après toute sa course
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